Alors que DSK est largement sous utilisé dans la campagne PS, doit il repondre aux sollicitation de Francois Bayrou de plus en pressante de francois Bayrou ?
Eviement Non, ce serait trahir le PS et le PS serait definitivement au main des gauchiste en cas de defaite de Francois Bayrou.
Bayrou pourrait choisir un Premier ministre de gauche
Le candidat UDF drague ouvertement la gauche sociale-démocrate, en affirmant son «estime» pour Dominique Strauss-Kahn.
Par Jean-Dominique MERCHET
LIBERATION.FR : lundi 19 février 2007
S’il était élu à l’Elysée, François Bayrou pourrait nommer un Premier ministre de gauche. C’est ce que le candidat de l’UDF a annoncé dimanche soir sur France 3, avant de le confirmer ce lundi matin sur RMC-BFM, en précisant qu’il avait de « l’estime » pour Dominique Strauss-Kahn.
Interrogé pour savoir s’il pourrait nommer une personnalité de gauche à Matignon, François Bayrou a lâché un simple « oui », lourd d’appel du pied à l’électorat de gauche. Et d’ajouter : « Je n'ai aucune intention de laisser tomber des noms comme ça. J'en ai quelques-uns à l'esprit ».
Quant à nommer un Premier ministre de droite, le candidat de l’UDF est nettement moins enthousiaste : « Je n'en aperçois pas aujourd'hui, mais ça ne serait pas un obstacle si j'en avais à l'esprit ». Prié de donner son sentiment sur Jean-Louis Borloo, l’un des rares ministres à ne pas encore s’être rallié à Nicolas Sarkozy, François Bayrou a répondu : « c’est quelqu’un que j’estime», avant de faire la même réponse pour le socialiste Dominique Strauss-Kahn, rival malheureux de Ségolène Royal.
Invité dimanche par Michel Drucker sur France 2, Dominique Strauss-Kahn a d'ailleurs réaffirmé qu'il croyait être un «meilleur» candidat que la présidente de la région Poitou-Charente. Puis, sur le ton de la plaisanterie, son épouse Anne Sinclair lui a fait remarquer qu'interrogé sur Ségolène Royal, il faisait «une réponse de centriste».
Cette ouverture de François Bayrou vers la gauche intervient alors qu’un sondage CSA-France 3-France Info, indique que 55% des Français souhaitent que le candidat de l’UDF soit présent au second tour de la présidentielle. Il obtient un bon score chez les sondés proches du PS (54%). Seuls les sympathisants de l’extrême-gauche, du PCF et de l’extrême-droite ne souhaitent pas le voir présent au second tour.
En évoquant l’idée de nommer un Premier ministre de gauche, François Bayrou ressuscite l’option de la Troisième Force, c’est-à-dire d’une alliance entre le centre démocrate-chrétien et le parti socialiste. Ce type d’accord politique entre le MRP et la SFIO connut son heure de gloire sous la IVe République.
A partir de 1962, l’élection du président de la République au suffrage universel direct a contribué à bipolariser la vie politique, rendant impossible ce type d’alliance. Mais François Bayrou, porté par les sondages et profitant des doutes sur la candidature Royal, rêve aujourd’hui de faire « turbuler le système », comme Jean-Pierre Chevènement en 2002.
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